Pour les entreprises étrangères, naviguer dans le cadre commercial et tarifaire du Canada est complexe. Une mauvaise compréhension des règlements tarifaires comporte de graves risques financiers et opérationnels, allant des coûts imprévus et des retards aux pénalités. Ici, nous partageons un aperçu clair et pratique des principales règles tarifaires, des obligations de conformité et des stratégies d’économie afin de favoriser un dédouanement fluide et un commerce transfrontalier confiant.
Comprendre les tarifs canadiens : les bases
Les tarifs sont un type de taxe que les gouvernements appliquent aux marchandises entrant d’un autre pays. Lorsque ces marchandises franchissent la frontière, l’importateur d’enregistrement (IOR) paie le tarif à l’agence douanière. De plus, les tarifs imposés par le Canada, comme ceux émis en contre-mesure contre les tarifs américains imposés aux produits canadiens, peuvent aussi avoir un impact sur les coûts. (Depuis le 1er septembre 2025, le tarif de 25 % du gouvernement du Canada ne s’applique qu’aux importations automobiles, à l’acier et aux produits d’aluminium provenant des États-Unis.)
Toute entreprise impliquée dans l’importation ou l’exportation de marchandises doit également connaître le Système harmonisé de description et de codage (HS) de l’Organisation mondiale des douanes, qui classe les produits à l’aide d’un code à 6 chiffres. Le HS sert de base à la création des barèmes tarifaires et des codes d’exportation, et permet à tous les acteurs du commerce international de trouver le tarif tarifaire approprié.
Les tarifs peuvent être calculés en pourcentage ou en frais fixes sur la valeur pour droits de douane des marchandises importées, telle que déterminée par le code HS du bien, ainsi que par les accords d’origine et de commerce. Typiquement, la formule est la suivante :
Droits = Valeur pour droits (VFD) x Taux de droit, plus autres taxes applicables (comme la TPS)
Par exemple, un bien américain avec une valeur de droits de 50 $ serait multiplié par le tarif de 25% pour une surtaxe totale de 12,50
$. En plus du HS, les entreprises devraient anticiper des charges telles que la taxe sur les biens et services (TPS), une taxe fédérale sur la valeur ajoutée au taux de 5%. Cette taxe s’applique à l’ensemble du Canada, sauf dans les provinces qui ont adopté la taxe de vente harmonisée. La taxe de vente provinciale (TPR) est également prélevée sur les ventes de biens et services en Colombie-Britannique, en Saskatchewan et au Manitoba, avec des taux variant selon la province.
Exigences clés de conformité pour les importateurs
Pour importer légalement des marchandises au Canada, les entreprises internationales doivent respecter plusieurs exigences obligatoires de conformité imposées par l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC). Le non-respect peut entraîner des retards d’expédition, des pénalités financières, des évaluations rétroactives ou la saisie de marchandises. Par exemple, les importateurs sont responsables d’attribuer le code de classification tarifaire HS correct à chaque produit, ce qui détermine les taux de droit applicables, l’admissibilité aux avantages des accords commerciaux, ainsi que les contrôles ou restrictions réglementaires.
Les biens doivent aussi être déclarés avec précision selon la méthode de la valeur de transaction, c’est-à-dire le prix réellement payé ou à payer. Sous-déclarer la valeur peut entraîner des pénalités et des frais de droits rétroactifs. Les importateurs doivent donc inclure :
- Aides telles que moules, outillages ou travaux de conception
- Redevances ou frais de licence liés aux biens
- Coûts d’emballage et de transport jusqu’au point d’expédition directe vers le Canada
De plus, les importateurs doivent identifier correctement le pays d’origine, ce qui influence les taux de droit, l’admissibilité aux accords commerciaux, ainsi que les exigences d’étiquetage et de marquage. Il est important de noter que l’origine repose sur les règles d’origine, et non simplement sur l’origine des marchandises. Les revendications d’origine incorrectes peuvent invalider le traitement tarifaire préférentiel. Une documentation complète et exacte doit inclure les éléments suivants :
- Factures commerciales avec descriptions et valeurs complètes des produits
- Connaissements d’embarquement ou bénéfice aérien
- Certificats d’origine (si vous réclamez des tarifs préférentiels)
- Permis ou licences d’importation, le cas
Une tenue de dossiers appropriée est également essentielle pour les entreprises. Selon l’ASFC, toute la documentation doit être conservée pour un minimum de six ans.
Accords commerciaux et possibilités de réduction des tarifs
Bien que la réglementation tarifaire canadienne puisse être difficile à gérer, la bonne nouvelle est que le pays a d’importants accords commerciaux visant à promouvoir un commerce plus équitable et des marchés plus libres en réduisant les tarifs et en établissant des lignes directrices. Voici quelques exemples :
- Accord États-Unis-Mexique-Canada (CUSMA)
- Accord économique et commercial global (CETA) avec l’UE
- Accord global et progressiste pour le partenariat transpacifique (CPTPP), reliant le Canada aux marchés du Nord, du Sud et de la région Asie-Pacifique.
Si vos biens sont admissibles, votre entreprise pourrait bénéficier de tarifs réduits ou nuls. Dans cet esprit, il y a des pièges importants à éviter, notamment de supposer l’admissibilité sans documentation appropriée et de mal comprendre les règles d’origine. Assurez-vous de vérifier l’admissibilité bien avant l’expédition de vos marchandises.
En plus de tirer parti des accords de commerce équitable applicables, il existe d’autres moyens pratiques pour votre entreprise de réduire son exposition aux tarifs. Par exemple, déterminer la classification tarifaire correcte dès le départ vous permettra d’éviter des frais et pénalités potentiellement coûteux. De plus, poursuivre une planification stratégique de la chaîne d’approvisionnement peut aussi vous aider à éviter les coûts et retards imprévus.
Assurer un dédouanement fluide
Se conformer aux règlements tarifaires canadiens est une tâche complexe. La planification proactive et la préparation éclairée sont les meilleures approches pour minimiser les risques et améliorer l’efficacité. Si votre entreprise vise à s’étendre au Canada, l’une des façons les plus simples et efficaces de gérer le dédouanement est de travailler avec un partenaire logistique tiers (3PL) bien informé en gestion tarifaire. Pour des conseils d’experts afin de naviguer avec confiance dans la réglementation, tournez-vous vers les services 3PL de Quantum pour une stratégie d’entrée sur le marché canadien conforme et rentable.